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Limoge-Daniel Moreaux-soupiere-legumier en porcelaine au joli decor floral entoure de galon peint a l'or

Superbe soupière, légumier en porcelaine de Limoges et son dormant au joli décor floral entouré de galon peint à l’or.

Intérieur décoré au bouquet. Pièce de collection. Fin XVIIIe - Debut XIXe siècle

 


Caractéristiques


 . Types: Superbe soupière en porcelaine de Limoges.

 . Origine: France

 . Début XIXe siècle

 . Matière: Porcelaine de Limoges

 . Dimension: Hauteur: 21 cm    Base: 12,5 cm     Diamètre: 16,5 cm

 . Réf. 1125

 . Etat: En parfait état 


« La porcelaine de Limoges, une histoire de familles ».

Son enfance limousine a amené le conférencier à se pencher sur cette histoire qui ne commence à Limoges qu’au XVIIIème siècle. Pourtant, c’est déjà au XIIIème siècle que l’Occident découvre ce que Marco Polo, au retour de son voyage en Chine, appelle « porcelaine ». Entre ces deux époques, de nombreux chercheurs occidentaux s’évertuent à découvrir les secrets de la fine matière. Un certain Claude Révérend obtient de Louis XIV, en 1664, l’autorisation de « contrefaire la porcelaine aussi belle, et plus, que celle qui vient des Indes orientales ». On va alors fabriquer de la porcelaine tendre à Saint Cloud, Chantilly, Vincennes, Sèvres. Le service Bleu Hellot destiné à  Louis XV en est  un  magnifique exemple.
Mais la porcelaine tendre étant fragile et poreuse, il faut chercher le moyen d’obtenir une porcelaine dure comme celle de Chine, à la fois blanche, translucide, sonore, imperméable, glacée et non rayable au couteau. Cela arrive en 1709, avec la découverte, en Saxe, d’un gisement de kaolin semblable à celui de Chine. Les secrets de fabrication sont préservés durant une vingtaine d‘années, puis un chef d’atelier strasbourgeois, Pierre Hannoung, les cède à la manufacture de Sèvres. Cependant, les recherches continuent en France où Réaumur travaille à la conception de fours et découvre en 1727, sur des échantillons de terre envoyés de Chine par le père d’Entrecolles, que la porcelaine d’Orient se compose de deux parties, le kaolin et le pétunsé. Après lui, le chimiste Pierre Joseph Macquer met au point le procédé d’obtention de la porcelaine dure, à partir du kaolin dont un gisement est découvert à Alençon.

En Limousin, l’histoire de la porcelaine commence avec Jean-Baptiste Darnet, chirurgien, habitant de Saint-Yrieix la Perche dont l’épouse utilise de l’argile blanche locale en guise de savon. Cette terre analysée permet l’identification d’un kaolin semblable à celui dont se sert la Manufacture de Sèvres. En outre, la présence près d’Yrieix, de feldspath, de sable quartzeux, d’une eau très pure et de forêts abondantes constitue un ensemble de conditions idéales pour l’éclosion de l’industrie de la porcelaine.
Avec la protection d’Anne-Robert Jacques Turgot (1727-1781), intendant de la généralité de Limoges, la première fabrique de la ville est créée. Elle réunit en association les frères Grellet, négociants, le faïencier Massier et le technicien Fournérat. En 1774, la production de cette fabrique est exempte de tout droit de circulation à l’intérieur du royaume avec, en contrepartie, l’obligation de marquer les objets produits. Ils portent, un temps, l’estampille « CD Comte d’Artois ». Puis la fabrique vendue au Roi lui-même, devient en 1784, « Manufacture Royale de porcelaine de Limoges », inféodée à celle de Sèvres. De 1788 à 1794, la direction de cette manufacture est confiée à François Alluaud. Mais des difficultés, liées aux troubles de la Révolution et à la concurrence parisienne, obligent la vente de la manufacture à trois ouvriers. Aujourd’hui cette entreprise porte le nom d’« Ancienne Manufacture Royale ». Elle est intégrée depuis 1986 au groupe Bernardaud. En tout cas, les Alluaud, père et fils, ont donné une forte impulsion au développement de l’industrie de la porcelaine dans le pays limougeaud, car on compte, en 1840, seize créations de fabriques par d’autres « familles ».
Une autre aventure démarre en 1840, celle de l’américain David Haviland, importateur de vaisselle New-Yorkais, venu à Limoges pour y choisir sa marchandise. Très vite, ce quaker entreprenant ouvre un atelier de décoration, avant de construire en 1853 sa propre usine. Elle devient la plus importante de la ville avec plus de 200 employés  et  2700  tonneaux de  porcelaine  exportés  vers  New-York.  La     maison
« Haviland Brothers & Cie » obtient une médaille d’or à l’exposition du Crystal Palace à New-York, une autre à Paris, et devient fournisseur de la Maison Blanche. Mais la guerre de Sécession met un terme au succès et c’est le dépôt de bilan en 1863. En 1864, David Haviland fonde, cette fois, avec ses fils Charles-Edward et Théodore, une nouvelle société « Haviland & Cie ». Théodore a pour mission de reconstituer une clientèle américaine. Quant à Charles Edward, il se révèle homme d’affaire exceptionnel et, dès 1865, il emploie 165 peintres pour un effectif total de
500 personnes. Il est le premier au monde à adopter une machine à calibrer les assiettes. Le succès est tel qu’il ouvre à Paris un atelier de création, « l’Atelier d’Auteuil ». Hélas, la société est dissoute en 1892 à cause d’une brouille entre  les deux frères Haviland. Charles Edward recrée une société dont la crise de 1929 aura raison. De son côté, Théodore, de retour en France, fonde sa propre entreprise avec son fils William qui en est l’administrateur de 1912 à 1957.

  • Hauteur 21 cm
  • Diamétre 16.5 cm
  • Diamètre du pied 12,5 cm
  • Poids 1,340 kg

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